
La
lutte bretonne faisait partie des pratiques martiales que les immigrés
bretons apportèrent avec eux lors de l'immigration massive en Armorique
au 4e siècle. C'est après la Renaissance et l'arrivée des armes à feu
que les gens du peuple commenceront à pratiquer, sous une forme ludique
populaire, la
lutte bretonne jusqu'alors pratiqué exclusivement par les
nobles et les gens d'armes. De cette époque noble, on conservera les
aiguillettes, les gants et les pourpoints (trophées).
Au
19e siècle, le besoin de reconnaissance sociale et identitaire se fait
ressentir chez la population des paroisses rurales et c'est pour cette
raison que les lutteurs se réapproprieront la
lutte bretonne. Au début
du 20e siècle, la
lutte bretonne est toujours populaire dans l'ouest de
la Bretagne. Elle sera toutefois supplantée peu à peu par le football
et le cyclisme.
C'est en 1930 que sera créée, par le docteur
Charles Cotonnec, la première fédération de
lutte bretonne (FALSAB)
qui, avec la codification des règles, donnera un nouvel élan à ce sport.
En
1985, la FILC (Fédération Internationale des Luttes Celtiques) a été
créée et regroupaient les fédérations des pays dits "celtiques".
D'autres fédérations s'y sont ajoutés par la suite, entre autres des
fédérations gérant les styles de luttes traditionnelles de l'Ouest
européen. Chaque année, il est possible d'assister à des championnats
d'Europe intégrant la
lutte bretonne. Depuis 1998, signe de son
renouveau, la
lutte bretonne fait partie des épreuves facultatives du
baccalauréat en Bretagne.
De nos jours, la
lutte bretonne garde
une pratique en lien avec la culture régionale, mais est organisée à la
manière d'une fédération sportive.