Au
XVIe siècle, le
muay thai (
boxe thailandaise) faisait partie de l'entraînement militaire.
Il atteignit son plus haut degré de popularité au début du XVIIIe
siècle, sous le règne de Pra Chao Sua, "le Roi Tigre". C'était le
passe-temps favori de la population; chaque village organisait des
combats de
muay thai (
boxe thailandaise)régulièrement. Le roi, qui était un boxeur de première force,
s'amusait à défier les champions locaux! À l'époque, les combattants
protégeaient leurs poings en se bandant les mains avec du crin de
cheval. Plus tard, le crin fut remplacé par des bandes de coton
maintenues avec de la glue. On se servait de coquillages ou d'écorces
d'arbres comme coquille! Parfois, avec l'accord des deux boxeurs, des
morceaux de verre pouvaient être amalgamés dans la glue des bandages. À
cette époque, les combats
muay thai se déroulaient sans catégories de poids ni de
limite de temps.
Considérée comme dangereuse, voire mortelle, la
boxe thailandaise ou
muay thai fut
interdite en 1921. Puis,

vers 1930, elle réapparut en adoptant les
règles de compétition et les techniques de poings de la boxe anglaise
(gants, ring, etc.) Le développement du tourisme en Thaïlande la fit
découvrir aux occidentaux. Elle est là-bas un enjeu social considérable
pour la jeunesse. Les combats se déroulent selon un rituel fascinant.
Les boxeurs, avant de combattre, se mettent à genoux et prient. Tout le
match se déroule sur un fond musical joué "en direct" par une petite
formation de musiciens thaïs.
Utilisant huit armes (deux poings,
deux pieds, deux genoux et deux coudes, les coups de tête étant
interdits), le
muay thai ou
boxe thailandaise est surtout un sport très complet. Il suppose
une très grande vigilance, car le coup peut venir de partout. Les
saisies permettent au boxeur thaï de temporiser. Quant aux projections,
elles n'apportent pas de points en joute de
boxe thailandaise (
muay thai), elles sont seulement le moyen de
sortir d'un corps-à-corps (indépendamment de leur impact psychologique).